
Le parcours olympique de Mohamed Amine Chouikh, étudiant eadl 23-24
Dans le cadre de la Semaine Olympique et Paralympique 2024, le Master EADL met à l’honneur ses étudiants engagés sur la thématique des Jeux Olympiques et Paralympiques.
Dans cet article, Mohamed Amine Chouikh monte sur le podium pour partager son parcours en France, au sein de l’Observatoire ORME.

Pourrais-tu décrire brièvement ton parcours avant de rejoindre le m2 eadl ?
J’ai obtenu un diplôme d’ingénieur en topographie et géomatique. J’ai ensuite eu la chance de travailler en tant qu’ingénieur géomètre-géomaticien au sein de deux cabinets de géomètre-expert en Tunisie.
Mon travail m’a permis d’intervenir sur divers projets d’aménagement du territoire, notamment en lien avec des problématiques foncières, la réalisation d’études techniques et la participation à l’exécution de travaux.
Au fil de ces expériences, j’ai développé des compétences solides en cartographie, en analyse de bases de données, ainsi qu’en conception de systèmes d’information géographique (SIG).
Ces expériences ont renforcé ma passion pour les questions d’aménagement et de développement local, et c’est ce qui m’a naturellement conduit à poursuivre mes études dans ce domaine.
En quoi consiste ton stage au sein de l'ORME ?
Mon rôle consiste à analyser en profondeur les données issues des enquêtes menées en juillet et août 2023 auprès des touristes. Plus précisément, ma mission s’articule autour des axes suivants :
1. Identifier les images actuelles du département de la Seine-Saint-Denis
Je m’attache à comprendre la manière dont les touristes perçoivent actuellement ce territoire, en étudiant leurs réponses aux questionnaires. L’objectif est de faire ressortir les représentations dominantes, les éléments marquants et les associations d’idées spontanées liées à la Seine-Saint-Denis.
2. Construire des typologies de touristes
En analysant les données recueillies, je regroupe les touristes selon différents profils. Par exemple, certains peuvent être qualifiés “d’aventuriers urbains”, d’“amateurs de culture” ou encore “d’amoureux du sport”. Chaque typologie est définie par ses caractéristiques, ses attentes et ses comportements.
3. Évaluer l’évolution potentielle de ces images à l’approche des JOP 2024
Une autre dimension essentielle de mon travail consiste à anticiper les effets des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 sur l’image du territoire. J’analyse dans quelle mesure cet événement pourrait transformer la perception de la Seine-Saint-Denis, et comment cela pourrait renforcer son attractivité à moyen et long terme.
En résumé, je suis chargé d’analyser les données, de comprendre les perceptions actuelles, de créer des profils de touristes, et d’anticiper les évolutions d’image liées aux JOP.
C’est une mission passionnante qui contribue à une meilleure compréhension des enjeux de marketing territorial pour la Seine-Saint-Denis.
Concernant les Jeux précédents, quel a été ton plus beau souvenir ?
Mon plus beau souvenir en tant que Tunisien reste la victoire d’Ahmed Hafnaoui aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020.
Sa médaille d’or dans l’épreuve du 400 mètres nage libre a été une immense surprise et un moment d’émotion intense. Qualifié avec le temps le plus lent pour la finale, il a pourtant su renverser tous les pronostics.
Ce triomphe inattendu a suscité une fierté nationale profonde. Voir le drapeau tunisien flotter au sommet du podium a été un instant inoubliable, porteur d’espoir et d’inspiration pour toute une génération.
Ahmed Hafnaoui a prouvé que la détermination, le courage et le talent peuvent briser toutes les attentes. Ce moment restera gravé dans nos mémoires comme un symbole éclatant de réussite et de persévérance.